Ravageurs

PROTEGER VOS PLANTES ET L'ENVIRONNEMENT AVEC PROFESSIONNALISME ET COMPETENCE ARBRES – DESHERBAGE – DEMOUSTICATION
Fiches concernant quelques ravageurs présents dans notre région.

Nous vous proposons des solutions de lutte phytopharmaceutique et de bio-contrôle.

PAPILLON DU PALMIER

Paysandisia archon

Le papillon du palmier d'Amérique du Sud a été introduit accidentellement dans le sud de l'Europe. Il est un des plus importants ravageurs du palmier.

Il pond ses larves sur le palmier qui lui sert de nourriture.

Les dégâts caractéristiques d'un infestation de papillon à court et moyen terme :

  • perforation des palmes,
  • trous et galeries sur la base des palmes,
  • présence de sciure, 
  • dessèchement généralisé des palmes puis du palmier.
A noter que cet insecte fait partie des organismes nuisibles de lutte obligatoire listés dans l'arrêté national du 31/07/2000.

CHARANÇON ROUGE DU PALMIER

Rhynchophorus ferrugineus

Le charançon rouge du palmier est un coléoptère originaire du sud de l'Asie et de la Malaisie.

Les femelles pondent de 200 à 300 oeufs à la base des jeunes palmes ou à l'interieur des blessures dans les palmes ou le tronc.

Les larves qui éclosent à l'interieur du palmiers vont ensuite se nourrir des tissus vasculaires en forant l'interieur des palmes.

Si l'arbre hôte est fortement attaqué, il perdra la totalité de ses palmes et le tronc pourrira jusqu'à la mort du végétal. Ces symptômes ne sont malheureusement détectables qu'après le début de l'infestation.

A noter que cet insecte fait l'objet d'un arrêté de lutte obligatoire du 21/07/2010.

TIGRE DU PLATANE

Corythucha ciliata

Tigre platanes
Le tigre du platane est un hémiptère originaire du continent américain. Après avoir passé l’hiver sous l’écorce du platane, les adultes remontent dans les feuilles pour y pondre les œufs, ils se nourrissent en piquant la face inférieure des feuilles du platane.
 
Ces prises alimentaires occasionnent une décoloration de la feuille se traduisant par des petits points blancs (plus accentués le long de la nervure centrale). Les plus atteintes peuvent tomber prématurément et l’arbre peut se retrouver défolié à la fin de l’été.
Nous pouvons vous proposer des traitements de bio contrôle pour ce type de ravageur.

CHENILLE PROCESSIONNAIRE DU PIN

Thaumetopoea pityocampa

Cocon processionnaire du pin
La processionnaire du pin est la larve d’un papillon. Ces chenilles qui se déplacent en chaine sont considérées comme des ravageurs tant pour leur impact vis-à-vis des arbres qu’elles investissent pour faire leur cocon, que pour les nuisances (éventuellement dangereuses) qu’elles occasionnent pour l’Homme.
En effet, ces chenilles provoquent différents dégâts tout au long de leur croissance.
 
Dans un premier temps, lors des stades 1 et 2 de leur croissance (généralement de septembre à décembre), elles dévorent les aiguilles de pin à proximité de la zone de ponte, provoquant des dégâts caractéristiques (bouquets d’aiguilles de couleur jaune puis rousse).
Ensuite, au stade suivant (de janvier à mars) elles peuvent consommer l’ensemble des aiguilles et non plus un simple bouquet, voire l’ensemble des aiguilles d’une branche ou encore, dans le cadre d’un nombre important de nids, l’ensemble de l’arbre. 
 
Les chenilles processionnaires peuvent également être sources de nuisances sanitaires, dans la mesure où, dès le troisième stade larvaire, elles se munissent d’un système de défense garni de microscopiques poils urticants pouvant être disséminés par le vent. 
 
Ceux-ci peuvent donc provoquer des irritations,  voire des allergies chez les personnes sensibles y compris chez les animaux.

 

A noter qu'il existe aussi la problématique de la chenille processionnaire du chêne qui ne présente pas les mêmes caractéristiques.

MINEUSE DU MARRONNIER

Cameraria ohridella

Attaque mineuse du marronnier
La mineuse du marronnier est un lépidoptère (papillon). C’est en fait sous sa forme de larve que cet insecte est considéré comme un ravageur.
 
En effet, les femelles (pouvant pondre 3 à 5 générations d’une dizaine d’œufs par an, selon les conditions climatiques) déposent leurs œufs sur la face supérieure des feuilles, à proximité des nervures, dans les parties hautes de l’arbre. Une fois éclose, la chenille pénètre dans la feuille et y forme une petite galerie allongée.
 
Cette galerie qui permet la croissance de la chenille est également ce qui met en danger l’arbre. En effet, la chenille se nourrit du parenchyme de la feuille (tissus de remplissage des feuilles) ce qui a pour effet de priver l’arbre d’une grande partie de ses ressources nutritives. Ce qui entraine donc un dessèchement et une nécrose des feuilles, provoquant une perte prématurée de celles-ci. 
Ce nuisible peut affaiblir l’arbre dans le cas d’infestation massive et créer des nuisances esthétiques, commoditaires et physiologiques.

PYRALE DU BUIS

Diaphania perspectalis

pyrale du buis
La pyrale du buis est un lépidoptère, d’origine asiatique introduit accidentellement en France, se propageant fortement depuis 2007.

 

Cette espèce est particulièrement ravageuse pour les plantes infestées, notamment par l’absence de prédateur naturel qui lui laisse toute la liberté de proliférer, car le papillon peut pondre de 15 à 20 œufs sur la surface inférieure des feuilles, avec 2 à 3 générations par an.

Les larves deviennent actives au printemps (mi-mai, début avril) et commencent à se nourrir des feuilles de buis, mais aussi de l’écorce verte des jeunes pousses. La chenille de la pyrale du buis se reconnait à sa « tête » noire et à son corps allant du jaune au vert foncé, avec des stries blanches et noires.

L’infestation de l’arbre est visible aux morsures infligées par les chenilles qui sont relativement visibles et qui provoquent un desséchement des feuilles (le buis devient marron), mais aussi par la présence d’une « toile » blanche tout autour du buis qui caractérise la présence de ce ravageur. Enfin, les billes de déjection d’une couleur « brun-vert » présentes sur les feuilles et les toiles, permettent de confirmer une infestation.

En l’absence de prédateurs, la seule manière de lutter contre ce ravageur extrêmement prolifique est l’intervention de l’homme.

Dans le cas d’une infestation « faible », il est possible de les retirer à la main car ces chenilles ne sont pas urticantes et de jeter le sac poubelle contenant les chenilles avec les ordures ménagères et non avec les déchets verts pour éviter de relancer une infestation dans les déchets.

Si l’infestation est trop importante pour être traitée manuellement, il est indispensable d’avoir recours à une intervention phytopharmaceutique, ou alternative (Bacillus thuringiensis) pour stopper l’invasion.

 

En effet, la voracité de ce ravageur est telle qu’il ravagera vos massifs, mais également tous les massifs proches.

Cette espèce invasive figure depuis 2008 sur la liste d'alerte de l'Organisation Européenne et méditerranéenne pour la Protection des Plantes (OEPP).

PUCERONS

Aphidoidea

Pucerons
Les pucerons sont des petits insectes mesurant de 1 à 4mm. Il existe de très nombreuses espèces différentes.
 
Ces insectes se placent sur la plupart des arbres et arbustes d’ornement, mais aussi sur les rosiers ou sur les cultures florales et puisent la sève sur tous les organes bien alimentés de la plante.
 
Les dégâts qu’ils provoquent à la plante sont divers (décoloration, déformation des feuilles, malformations, et formations de galles) ce qui perturbe la croissance de la plante.
 
Ils peuvent également être vecteurs de virus ou de bactéries pouvant affaiblir la plante.
 

PSYLLE DE L'ALBIZIA

Acizzia jamatonica

Le psylle est un hémiptère. Ce ravageur, originaire d’Asie, a pour arbre hôte l’Albizzia. La prise de nourriture par les adultes et les larves est nuisible pour l’arbre puisqu’elle entraine un dessèchement partiel ou total de l’organe colonisé. Une défoliation précoce de l’arbre peut également avoir lieu s’il y a une forte infestation.
 
Les larves du psylle, pondues sur les feuilles de l’Albizzia, occasionnent aussi des nuisances à cause du miellat très poisseux qu’elles excrètent. Le miellat déposé sur les feuilles (sous forme de perles translucides) tombe, occasionnant des nuisances esthétiques (par exemple : voiture, terrasse...). 
 
Enfin, le psylle de l’Albizzia, toujours par le biais du miellat qu’il excrète, favorise l’apparition du champignon « Fumago salicina» aussi appelé « fumagine » qui va réduire la photosynthèse de l’arbre et éventuellement provoquer l’asphyxie des feuilles de la plante attaquée. Ces attaques sont aussi un facteur de ralentissement de la croissance de l’arbre.